
Le labyrinthe administratif ne nous est pas étranger. Mais concernant un tel préjudice, cela prend une toute autre ampleur. On aimerait que la narratrice obtienne enfin justice après tant d’années à attendre. Ce n’est pas faute de se démener, soutenue par ses proches et son mari italien Carlo.
Au-delà ce récit (l’autrice est encore en vie) pose la question du vécu d’une rescapée de l’holocauste dans l’Europe d’aujourd’hui, où la question franco-allemande est pacifiée. Décalage avec ses blessures profondes, son traumatisme, que personne ne peut vraiment ressentir à sa place.
Le récit n’a rien de solennel et se lit très facilement, il nous emmène en vacances dans un île du sud de l’Italie…bourrée d’allemands.