
Orly Castel Bloom est franco-israélienne : c’est un peu la culture de son narrateur, Joseph Schimmel, un professeur de littérature française.
Le roman commence alors que l’université vient de se séparer de lui, le jetant dans le désarroi. Il habite un quartier assez mal fréquenté de Tel Aviv et passe ses journées à fumer, observant depuis son balcon les sdf et les toxicomanes.
Ce désœuvrement le mine et vide son compte en banque lentement mais sûrement…
Avec un œil assez tendre sur la vie quotidienne de ce vieil homme, l’autrice aborde la solitude, la perte du statut social et des repères. Le roman n’est pourtant pas noir car Joseph ressent une certaine tranquillité qui infuse ces pages.